DU BAIN DE RIVIÈRE À LA PISCINE CHAUFFÉE

 
Tout au long du XIXème siècle se met en place une nouvelle géographie des lieux de baignades; elle correspond à une urbanisation croissante des quais et à une domestication des cours d'eau.

La zone du bain en rivière devient un espace clos, alimenté naturellement par le courant du fleuve. Ce nouveau type d'établissements annonce dans sa structure nos actuelles piscines.

Au fil des ans, la Saône est délaissée pour plusieurs raisons :
* on profite du remplacement du pont de pierre par le pont de Nemours en 1843 pour chasser les Marmet qui s'établissent sur le Rhône;
* un "bateau de natation" ouvert à cette même époque, en face du quai de l'Archevêché subit une nouvelle interdiction de baignade en "pleine eau"...
Ce qui fera préférer à la population les bains du Rhône, plus vastes et d'eau plus salubre.
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Vue du quai du Rhône avec les bains
coll. Musée Gadagne, ville de Lyon, inv. N 121.b